Les marchés sont à nouveau proches de leurs plus hauts annuels malgré les risques économiques et géopolitiques importants qui subsistent. Est-ce justifiable ou sommes-nous dans la situation de l’homme qui tombe d’un immeuble en se disant « jusqu’ici tout va bien » ?
Les résultats publiés par les entreprises au 1er trimestre 2011 sont à nouveau très bons dans l’ensemble. Les discours sont eux aussi moins alarmants que ce que nous pouvions craindre malgré la hausse pourtant violente des coûts des matières premières (pétrole +20% depuis le début de l’année !). Les économies de coûts et/ou des hausses de prix de vente compensent encore. Peut-on encore raisonnablement escompter de nouvelles économies de coûts et/ou hausses de prix dans les pays matures ? Sans mentionner les taux de change EURO contre USD de plus en plus défavorables aux exportations (1,48 USD pour un EURO).
Les différentes catastrophes mondiales semblent pour le moment contenues et l’impact actuellement perceptible semble limité pour les entreprises européennes. Elles sont contenues mais pas réglées.
L’allocution du Président de la FED, Ben Bernanke, a confirmé que les taux devraient demeurer bas aux Etats-Unis pendant encore plusieurs trimestres, alimentant la croissance et les bourses par des masses de liquidités peu chères. Néanmoins, le mois d’avril a été marqué par la mise sous surveillance négative de la dette américaine par Standard & Poors !
Les pays dont les dettes souveraines devenaient ingérables ont été… soulagés, ce qui a rassuré. Pourtant il devient communément admis que la dette grecque sera au mieux restructurée.