Mois de juillet très orageux sur les marchés actions avec une baisse de -7.81% pour le CAC 40.
D’une part, les Etats-Unis doivent faire face à un déficit important, à un problème de relèvement du plafond de la dette, à une croissance en panne et à une consommation atone. D’autre part, les pays européens sont “englués” dans des problèmes d’endettement massif, la cacophonie des dirigeants n’arrangeant en rien nos problèmes de crédibilité. Enfin, les pays émergents (notamment le Brésil et la Chine) montrent clairement des signes de ralentissement du fait des différentes mesures de restriction dans la distribution du crédit mise en place par les autorités. En effet, la banque centrale brésilienne a augmenté les taux d’intérêt à 12% et les banques chinoises doivent accroître leurs réserves réglementaires, ce qui a pour conséquences directes une baisse des octrois de crédits, un tassement des prix de l’immobilier et une contraction de l’activité manufacturière.
La micro-économie européenne, c’est-à-dire la santé des entreprises européennes, déçoit tout comme la macro. En effet, les sociétés n’arrivent pas à répercuter aux clients finaux les hausses du prix des matières premières, ce qui impacte donc leur niveau de marge. Nous pouvons citer Ebro Food, (Panzani et Lustucru) qui, après avoir augmenté ses prix de 20%, se voit dans l’obligation de faire des promotions car la demande n’est plus au rendez-vous. C’est ce manque d’appétit de la part des consommateurs qui nous permet de dire une fois de plus que la véritable inflation, c’est-à-dire celle générée par la hausse des salaires n’est pas à l’ordre du jour dans les pays matures. En revanche, il est clair qu’elle est bien installée dans les pays émergents. Dans un tel climat d’incertitude, la moindre déception se traduit par des sanctions boursières de -10 à -15%. Ce qui a été avec Peugeot et Vallourec. Nous conseillons donc d’alléger certains titres dont la valorisation était élevée et pour lesquels le risque de déception était présent : Adidas, CGG Veritas, BASF, ThyssenKrupp et Rexel.
Nous privilégions les titres plus “défensifs” (le secteur pharmaceutique par exemple, jouit d’un momentum plus positif). En outre, nous avions également pris le parti (fin mai) de ne plus avoir d’exposition aux actions et aux obligations des sociétés financières. Nous avions notamment vendu nos obligations 30 ans Groupama, bien qu’elles offraient un rendement de l’ordre de 8% ; bien nous en a pris puisqu’elle a baissé depuis de plus de 10%…
Notre vision de la macro-économie n’étant pas des plus optimistes, nous resterons prudents dans nos investissements et nous songerons à accroître la part actions lorsque le momentum arrêtera de se dégrader.
Pour conclure, nous restons persuadés que les actions demeureront la classe d’actifs la plus rémunératrice sur le moyen long terme tout en sachant bien que la volatilité risque d’être élevée.
En espérant que ces orages ne vous gâcheront pas vos vacances, car le soleil finit toujours par revenir.